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17 avril 2007 2 17 /04 /avril /2007 13:33

 Je ne pouvais rester muet face à la tentative de récupération de l’héritage Gaulliste par Nicolas Sarkozy à des fins purement électoralistes.

 Nicolas Sarkozy a un programme et des idées qui quoique respectables ne sont en aucun point gaulliste, je veux citer ici pour preuve sa volonté de faire passer la constitution européenne par le parlement alors que le peuple français s’est exprimé clairement contre celui-ci par référendum, ou encore la politique libérale qu’il a défendu en participant á la privatisant des autoroutes et de GDF.

 De surcroit on ne peut se faire passer pour l’héritier du général de Gaulle et prôner une vision américanisante de la politique étrangère, comme ce fut le cas lors de la guerre en Irak, mais aussi lors de la récente visite de Nicolas Sarkozy aux Etats-Unis et sa rencontre avec Georges BUSH.

 Il faut avoir l’honnêteté de dire qu’il n’y a pas pour la première fois depuis 50 ans de candidat qui s’inscrit dans la tradition gaulliste, car le seul qui en avait la légitimité des idées en a été empêché.

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Published by jean-pierre ROMBEAUT - dans Campagne Présidentielle
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LETELLIER 21/04/2007 17:17

Vous avez sans doute raison, le général n'a pas eu d'héritier politique. Mias il est impossible à qui ce soist, aujourd'hui, de savoir ce qu'aurait fait de Gaulle maintenant,  en ce qui c/EDF, les autoroutes, etc. Il aurait évolué, lui aussi, comme nous tous. 
Mais la réalité du moment est différente. On est samedi. Vous sentirez vous à l'aise si demain soir SARKO se trouve en position de ne pas l'emporter le 6 mai ? Nous sommes de droite et notre devoir devant les choix de société qui s'offriront à nous demain est de ne pas affaiblir le candidat qui incarne les valeurs qui nous sont communes.
C'est ce que je n'ai cessé d'écrire dans mes BLOGS que je vous envoie régulièrement..
L'enjeu est trop important pour ne pas faire bloc sur ces valeurs, avec le seul candidat qui en soit l'expression. .
Cordialement
G.LETELLIER

Emmanuelle Colombani 19/04/2007 17:47

Pourtant, quand on en revient aux fondamentaux du gaullisme, qu'y aurait-il de mort en eux ? En quoi la nécessité d'un Etat fort devant permettre la grandeur de la France et l'affirmation de sa souveraineté étaient-ils des principes rendus caduques ?
Je pense qu'une réelle fidélité aux idées du Général de Gaulle, aux valeurs premières qui étaient les siennes, n'est pas en contradiction avec ce qu'est la France d'aujourd'hui, muticulturelle et ouverte, économiquement, monétairement et financièrement intégrée à l'Europe et vivant dans un univers d'échanges, quels qu'ils soient, mondialisés.
Et cette adéquation des valeurs gaulliennes avec des principes politiques de nature à laisser espérer une amélioration de la situation de notre pays, elle est pour moi représentée par Nicolas Sarkozy.
Sa référence, dans les toutes premières minutes de son discours d'investiture du 14 janvier dernier, à la mémoire de Jacques Chaban-Delmas, à qui il rend hommage juste après avoir évoqué de Gaulle, en est un indice.
La France a changé, en quarante ans. Elle est devenue multiculturelle, elle a subi des évolutions sociétales, comme tous les autres pays démocratiques, qui étaient difficilement appréhendables par un homme né en 1890. Elle a subi des crises économiques, énergétiques. Elle a accueilli des populations pauvres. Les crises ont créé des inégalités sociales. Le chômage a crû de façon forte.
Qu'est-ce qu'un Etat fort, de nos jours, au service d'une France forte et indépendante ? En quoi trouvé-je des réponses à ces questions dans le discours de Nicolas Sarkozy ?
Sa volonté de maintenir la sécurité et la paix sociale en sein même de la République sont mis en exergue, parce qu'il a été Ministre de l'Intéieur. C'est pourquoi je l'évoquerai en premier. Ce n'est pas pour moi le plus important. Toutefois la grandeur d'une République commence dans le respect que ses administrés en ont, et de ses représentants, pour autant qu'ils soient respectables.
Mettre fin à l'impuissance publique et conduire une démocratie irréprochable : mettre l'Etat et ses moyens au service du peuple français, dans un mécanisme d'action et non d'immobilisme ou d'attentisme, ou de position; veiller à demeurer honnête et à faire ce que l'on dit et dire ce que l'on fait : ces principes sont fondamentalement gaullistes.
Tout ce qui peut permettre de restaurer la situation économique et sociale de la France, dans un souci de rigueur et de gestion de "père de famille" : baisse du chômage; réhabilitation de la valeur travail; augmentation du pouvoir d'achat; permettre aux français d'être propriétaires de leur logement; veiller à ce que l'école garantisse la réussite des élèves à être éduqués et à trouver un emploi correspondant à leurs capacités et à leurs désirs; développer l'enseignement supérieur et la recherche; oeuvrer pour sortir les quartiers difficiles de la violence et de la relégation; transmettre les repères de l'autorité, du respect et du mérite  : toutes ces valeurs sont fondamentalement gaullistes. Le gaullisme a évolué avec la société, mais les fondements sont identiques.
Maîtriser l'immigration et permettre l'intégration en instituant le respect des valeurs républicaines et de l'identité nationale : qui oserait dire que l'identité nationale est étrangère à de Gaulle et qu'elle ne peut être rassembleuse ? Lui qui a su rassembler des militaires ou des coloniaux d'extrême droite et des communistes ? Lui qui a nommé ministre de la République Félix Houphouet-Boigny, élu communiste de Côte d'Ivoire bien avant son indépendance ? Conduire une politique de co-développement large et surveillée, n'est-ce pas l'évolution responsable du principe de l'autodétermination des peuples ? Ces peuples, pour beaucoup d'entre ceux dont nous parlons en France (Afrique du Nord, Afrique noire) ont déjà conquis leur indépendance politique vis-à-vis de la France ou des autres ex-puissances coloniales. Ont-ils pour autant conquis la liberté ? Les conditions dans lesquelles ils vivent chez eux, en état de sous-développement, sont-elles de nature à assurer la liberté pleine et entière ? Assurément non. Notre devoir est de permettre à ceux qui le souhaitent vraiment de s'expatrier et de s'installer dans n'importe quel pays de leur désir, ainsi que nous le faisons, nous. Mais est-ce cela dont nous parlons en matière d'immigration actuellement en France ? Non. C'est une immigration non choisie par les migrants, imposée par des conditions politiques internes et/ou économiques, sociales, médicales, inhumaines, qui les poussent vers nos frontières ... Notre devoir est, par des mesures de co-développement, de permettre à ces populations de ne plus tout quitter, souvent sans espoir de retour, pour se presser vers un eldorado qui se révèle souvent être uniquement l'assurance de ne pas mourir de faim ... Ce combat-là est éminemment gaullien, et j'espère que Nicolas Sarkozy sera à la hauteur pour le mener et le gagner.
C'est le principal défi que je lui lance, car c'est, avec celui de la lutte contre le chômage, le défi de la dignité.
Et pour ce qui est de la place de la France et de l'affirmation de sa souveraineté, il n'est qu'à écouter les propositions de Nicolas Sarkozy : faire en sorte que la France permette que l'Europe prenne en compte la mondialisation mais sans en subir les effets pervers, en s'en protégeant; ne pas permettre aux Etats-Unis d'obtenir des dérogations de l'OMC leur permettant de bloquer ou de surtaxer nos exportations, alors que nous-mêmes n'obtenons pas de contrepartie; ne pas permettre qu'une entreprise canadienne, même si elle s'engage à créer des emplois européens, puisse remporter un marché en France, pour une société nationale, alors même que la France n'est pas autorisée à soumissionner sur les mêmes marchés au Canada (les trains Bombardiers achetés par la SNCF au détriment d'Alsthom); ne pas accepter que les Etats-Unis puissent aider leurs PME ou leurs entreprises par les commandes publiques alors que cela nous est interdit en Europe, au prétexte de la libre concurrence. Si l'Europe ne conquiert plus la confiance des français, il y a aussi des raisons, et de l'ordre à remettre dans son fonctionnement. La France doit faire entendre sa voix de façon unique (un Président fort suivi par une majorité forte, si possible rassemblée) et claire (pas de cohabitation), de façon à être respectée et à pouvoir espérer, la situation économique s'améliorant, redevenir un moteur de l'action européenne.
Veiller à ce que la France soit un élément moteur du développement durable, ainsi que nous le sommes déjà, grâce au nucléaire civil notammen, et intensifier nos efforts en ce sens, n'est pas incompatible avec le gaullisme, même si c'est nouveau. De Gaulle n'a jamais prôné le chaos autour de la France pour permettre à la France de prospérer.
Toutes ces raisons me font reconnaître en Nicolas Sarkozy un héritier possible du gaullisme.
C'est grâce à cela que pour la première fois de ma vie à une élection présidentielle, à 42 ans, je voterai le 22 avril POUR un candidat, et non CONTRE un autre.

jean-pierre ROMBEAUT 20/04/2007 11:10

Monsieur;
 

Je partage dans les grandes lignes la vision que vous livrez de la France et de l'Europe, de la grandeur de notre nation que l'on doit retrouver.
 

Et vous voyez en cela Nicolas Sarkozy comme un sauveur.
 

Il est certain que si son programme correspondait à ce que vous écrivez, je signe des deux mains.
 

Malheureusement ce n'est pas le cœur de son programme, qui contient je vous le rappelle :
 

_ Le passage de la constitution européenne par le parlement alors que le peuple français la refusée
 

_ Le refus de l’utilisation du referendum.
 

_ La mise en place de la discrimination positive et du communautarisme
 

En ce qui concerne la politique économique, je partage votre vision des choses, malheureusement ca n’est en aucun cas la vision de Nicolas Sarkozy, qui a cautionné le rachat d’arcelor par mittal ou celui de pechiney par alcan, sans oublié la vente des autoroutes ou encore la privatisation d’EDF et GDF.
 

En conclusion, je souhaite que vous ayez raison, néanmoins les faits m’en font douter.
 

 

Peronito 18/04/2007 19:35

Je me sens assez proche, en soi, des idées défendues par Dupont-Aignan. Je me sens au fond très gaulliste. Mais votre présent propos sur Nicolas Sarkozy, alors que NDA a récemment appelé à voter Bayrou, me désole à ce moment de la campagne! C'est déplacé!
Dieu sait que Sarko ne représente pas du tout le gaullisme tel que nous l'imaginons, mais alors entre lui et Bayrou, il n'y a tout de même vraiment pas de quoi hésiter! (à part pour des raisons, disons... intéressées).
Au moins, sans soutenir Sarko, NDA pourrait se faire un tout petit peu discret, non?

jean-pierre ROMBEAUT 19/04/2007 10:48

Monsieur; Je vous remercie pour votre commentaire, néanmoins je désire tout d'abord démentir une contre vérité, en effet NDA n'a jamais déclaré qu'il votera Bayrou, et n'a d’ailleurs jamais appelé á voter pour quiconque. Comme je l’ai dit dans mon article, je n’accepte pas l’instrumentalisation du gaullisme que pratique Nicolas Sarkozy. Cela ne présage en rien de mon vote. Nous avons décidé de ne pas prendre parti lors du 1er tour de cette présidentielle, car il n’y a aucun candidat gaulliste donc aucun soutien possible.

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