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BLOG de Jean-Pierre ROMBEAUT
Président de
Je désirais réagir face à la nouvelle déclaration inacceptable du chef de l?état qui stigmatise une nouvelle fois les partisans du NON.
Effectivement suite à la réunion des 25, qui a débouché sur un statu quo. Force est de constater que les 25 chefs d?état et de gouvernement sont incapables d?analyser en profondeur les tenants et les aboutissants du vote « NON », principalement du au manque de démocratie européenne, laissant une bande de technocrates gérer l?Europe comme une grande zone ultralibérale où les nations et leurs parlements seules représentations réelles de la démocratie sont considérées comme des supplétifs et des chambres d?enregistrement.
Le Président Chirac nous dit qu?il n?y a pas de plan B, or celui-ci existe, et je peux vous le fournir, et de surcroit il n?est pas le seul. Il n?est donc pas admissible de dire que c?est le néant. Bien sur ce plan B soutenu par de nombreux parlementaires européens et de très nombreuses nations, ne peut être reconnu par les Chirac, Merkel, Prodi ou Blair, qui eux soutenait la défunte constitution qui aurait amené l?Europe à sa disparition.
Il faut faire de cette Europe une Europe des Nations comme le souhaitait le général de Gaulle, comme l?atteste le texte ci-joint :
Il faudra sans doute attendre que les dirigeants actuels ne soient plus au pouvoir et surtout que des partisans du NON y parviennent.
« Ainsi commencée, la mise en ?uvre du Marché commun va donner lieu à un vaste déploiement d?activités, non seulement techniques, mais aussi diplomatiques. En effet, l?opération, indépendamment de sa très grande portée économique, se trouve enveloppée d?intentions politiques caractérisées et qui tendent à empêcher la France de disposer d?elle-même. C?est pourquoi, tandis que la Communauté se bâtira dans les faits, je serai, à plusieurs reprises, amené à intervenir pour repousser les menaces qui pèsent sur notre cause. La première tient à l?équivoque originelle de l?institution.
Celle-ci vise-t-elle ? ce qui serait déjà beaucoup ! ? à l?harmonisation des intérêts pratiques des six Etats, à leur solidarité économique vis-à-vis de l?extérieur et, si possible, à leur concertation dans l?action internationale ? Ou bien est-elle destinée à réaliser la fusion totale de leurs économies et de leurs politiques respectives afin qu?ils disparaissent en une entité unique ayant son Gouvernement, son Parlement, ses lois, et qui régira à tous égards ses sujets d?origine française, allemande, italienne, hollandaise, belge ou luxembourgeoise, devenus des concitoyens au sein de la patrie artificielle qu?aura enfantée la cervelle des technocrates ?
Il va de soi que, faute de goût pour les chimères, je fais mienne la première conception. Mais la seconde porte tous les espoirs et toutes les illusions de l?école supranationale. Pour ces champions de l?intégration, l? « exécutif » européen existe déjà bel et bien : c?est la Commission de la Communauté économique, formée, il est vrai, de personnalités désignées par les six Etats, mais qui, cela fait, ne dépend d?eux à aucun égard.
A entendre le ch?ur de ceux qui veulent que l?Europe soit une fédération, quoique sans fédérateur, l?autorité, l?initiative, le contrôle, le budget, apanages d?un gouvernement, doivent désormais appartenir, dans l?ordre économique, à ce ch?ur d?experts, y compris ? ce qui peut être indéfiniment extensif ? au point de vue des rapports avec les pays étrangers.
Quant aux ministres « nationaux », dont on ne peut encore se passer pour l?application, il n?est que de les convoquer périodiquement à Bruxelles, où ils recevront dans le domaine de leur spécialité les instructions de
D ?autre part, les mêmes créateurs de mythes veulent faire voir dans l?Assemblée, réunissant à Strasbourg des députés et des sénateurs délégués par les Chambres des pays membres, un « Parlement européen », lequel n?a, sans doute, aucun pouvoir effectif, mais qui donne à l? « exécutif » de Bruxelles une apparence de responsabilité démocratique ».
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