Je n’avais pas encore réagi sur ce blog à la polémique autour du livre de Yasmina REZA, estimant qu’il vaut mieux ignorer certaines insultes au lieu d’en faire de la
publicité.
Cet épisode décrit dans son dernier ouvrage dont je ne relaterais pas la teneur ici, tant il a fait coulé d’encre est malheureusement symptomatique de l’image de
notre cité.
Maubeuge est considéré depuis plus de 40 ans comme l’endroit de France le moins attractif par nos concitoyens. Le reflet de ce phénomène est d’ailleurs visible tout
au long de la cinématographie française, qui utilise la mutation Maubeugeoise comme ultime sanction disciplinaire.
Au-delà des conséquences sur l’image nationale de Maubeuge, il y a également une altération de la perception du potentiel d’attractivité de notre commune par les
maubeugeois et maubeugeoises eux-mêmes, qui sont toujours surpris de voir des étrangers venir visiter la cité du clair de lune.
Dés lors, vouloir changer les choses peut sembler être aussi désespéré que de lutter contre des moulins à vent, tant l’emprunte de la défaite est profonde en chacun
d’entre nous.
Néanmoins je reste persuadé que rien n’est perdu dans une société hyper médiatique comme la notre ou il est beaucoup plus aisé de changer ou de se créer une
image si on en a la volonté chevillée au corps.
Cela passe bien sur par des éléments essentiels comme le développement économique, ainsi que la volonté de faire connaître les atouts de Maubeuge qui sont nombreux
(remparts, zoo, etc.) mais aussi et surtout par des élus qui soient de véritables représentants de commerce de Maubeuge au niveau national et international, comme ce fut le cas par exemple pour
le Valenciennois.
Mais il faudra également créer un grand événement festif et culturel qui sera notre[…]
Cet esprit d’abandon de notre territoire n’est certes pas nouveau, il remonte à plus de trente ans, mais il est de plus en plus inacceptable au fur et à mesure de la paupérisation de nos
concitoyens.
Comment peut-on accepter aujourd’hui la disparition de notre TGI et de l’économie qu’il provoque sans rien dire, tout comme hier la fin de non recevoir à la demande d’effectifs de policiers
supplémentaires ou encore l’absence de désenclavement de l’avesnois par la RN2 à 4 voies et le TGV.
Il n’y a qu’une seule réponse à cela, les élus locaux ne savent et ne veulent pas se battre car ils doivent selon eux leur mandat à l’investiture de leur parti et doivent donc être fidèle à
celui-ci.
Ils oublient qu’ils ont été élus par nos concitoyens et non pas par leur mouvement politique. Vouloir changer les choses implique de faire des sacrifices, et de se mettre en danger.
A quelques mois des municipales, tous les élus sont à l’abri pour obtenir, soit l’investiture, soit pour faire le moins de bruit possible en attendant la campagne municipale.
Il faut que les choses changes dans l’Avesnois et je compte bien y prendre ma part.
Bien Cordialement
Jean-Pierre ROMBEAUT
Vendredi 7 septembre 2007
0
recommander
créer un trackback
Marqué par un constant activisme du président de la république, la rentrée apparaît comme la plus active des 20 dernières années.
Mais dans cette société du paraître et de l’ultra-médiatisation qu’est devenue la France, seul compte l’instantané et la rhétorique de l’immédiat qui néanmoins abouti très souvent au mieux à une
politique de l’émotion et très souvent à l’inaction.
Quand on regarde un peu plus profondément la politique gouvernementale, les reculades par rapport au programme présidentiel sont nombreuses et surtout en ce qui concerne les mesures les plus
audacieuses issues du gaullisme.
Au premier rang d’entres elles, la TVA sociale qui a été repoussée aux calendres grecques, tout comme la lutte efficace contre les dérives de la mondialisation et l’inévitable remise en cause de
l’Euro ou encore la mise en place d’un protectionnisme européen repoussé par le rapport d’Hubert Védrine.
Mais que dire également du NON véto de la France pour l’ouverture de nouveaux chapitres pour l’adhésion de la Turquie, alors même que Nicolas Sarkozy avait promis l’inverse il y a quelques mois.
Et pour finir l’annonce de la privatisation de GDF, et la fusion GDF-SUEZ, qui est non seulement une erreur stratégique comme je l’avais développé il y a quelques mois, mais qui va couter très
cher à chacun d’entre nous.
Mercredi 5 septembre 2007
0
recommander
créer un trackback
Commentaires