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Après avoir fait adopter la constitution européenne par le parlement, Nicolas Sarkozy s’apprête à trahir de nouveau ses propres déclarations et le peuple Français en faisant tout pour faire entrer la Turquie en Europe. En effet le Congrès va se réunir le 7 juillet prochain pour enlever de l’article 88-5 de la constitution française l'obligation du passage par référendum pour toute nouvelle adhésion à l’Union Européenne. Alors même que cette réforme de la constitution avait été réalisée le 28 février 2005 par J Chirac suite à la demande des parlementaires UMP de se prémunir d’une adhésion de la Turquie. De surcroit il y a de cela quelques mois Nicolas Sarkozy permettait l’ouverture de nouveaux chapitres dans la négociation d’adhésion avec la Turquie. Bref vous l’aurez compris, si on laisse faire Nicolas Sarkozy, qui fait semblant de refuser cette adhésion, la Turquie rentrera bel et bien dans l’UE. Ne laissez pas de nouveau trahir votre vote, Rejoignez-nous !
Pour ceux qui douteraient encore que le mini-traité défendu bec et ongle par Nicolas Sarkozy n’est qu’un copier-coller remanié de la constitution européenne rejeté par référendum en 2005, je leur invite à lire l’article « Mini-Traité ce qui va changer dans la Constitution » parut le 21 décembre 2007 dans le Figaro. Cet article montre tout simplement que le mini-traité, parfaitement semblable au traité constitutionnel européen, va nécessiter les mêmes modifications que celui-ci au sein même de notre constitution. Ce sont tout de même plus de 300 dispositions du TME(mini-traité) qui sont en contradictions avec notre constitution. Ce mini-traité va en effet faire passer à la majorité qualifiée c'est-à-dire à la majorité des membres de l’UE, nombre de matières dites régaliennes à l’image de la sécurité ou de l’immigration. Comment des démocrates pourraient dés lors accepter ce vote du congrès pour toute ratification !
Trois faits majeurs viennent de survenir, dans une relative indifférence médiatique : _La signature à Lisbonne d’un traité dit simplifié qui est en réalité le retour de la Constitution européenne. Mais cette fois la ratification ne sera pas soumise au peuple. Seul le Parlement se prononcera sur un texte refusé par les Français. _La condamnation de la Suède par la Cour européenne de Justice dans une affaire de libre circulation des travailleurs l’opposant à la Lettonie, qui fait resurgir spectaculairement le spectre d’un dumping social sauvage après l’adoption d’une directive Bolkestein soi-disant allégée (et que nous avions contestée, à juste titre, en janvier 2006). _ La proposition par le président de la République dans son avant-projet de réforme institutionnelle de supprimer l’obligation de référendum pour toute nouvelle adhésion à l’UE. Ainsi disparaîtrait le verrou populaire à l’adhésion turque. La coïncidence de ces trois faits ne tient pas au hasard : elle est le signe d’une offensive généralisée du fédéralisme européen niveleur, n’hésitant même plus désormais à contourner ostensiblement le peuple pour imposer ses vues. C’est en réalité à une menace de régression démocratique majeure que les Français sont confrontés, médusés ! Comme si la sarabande des images sucrées ou provocantes (tours de manèges à Eurodisney et visite du colonel Kadhafi), pour dérisoires ou gratuites qu’elles soient, pouvait à la manière d’un coup de baguette magique effacer le pouvoir d’achat qui recule, l’emploi qui s’érode, le logement qui flambe ou encore l’Europe supranationale qui prend le pouvoir sur la République ! Pendant ce temps, l’euro continue de se maintenir à un niveau trop élevé, Bruxelles ignore l’avis de très gros temps qui pèse sur l’économie mondiale, les délocalisations se poursuivent à un train d’enfer et le gouvernement transpose la directive OGM en faisant croire qu’il défend l’environnement… Décidément, l’atterrissage sera rude ! Autant de raisons de […]
Je viens d''adresser aux parlementaires du Nord une lettre ouverte. Je vous en livre le contenu ci-dessous: "En votre qualité d’élu de la République et au titre de votre mandat de parlementaire, vous avez une responsabilité historique quant à la ratification du « traité européen modificatif » (TME) récemment approuvé à Lisbonne. Opposé à la mise en œuvre d’un tel traité, qui est la reprise à peine maquillée de la Constitution européenne rejetée il y a deux ans par référendum, je suis scandalisé par la perspective d’une ratification parlementaire qui s’opérerait sans mon accord express mais en mon nom. Vous en conviendrez sans doute, que l’on soit pour ou contre cette forme de construction européenne, le résultat du 29 mai 2005 engage le peuple français dans son ensemble ainsi que ses premiers gardiens, les élus, et ne saurait être remis en cause par les seuls parlementaires (qui n’en ont pas reçu le mandat explicite de leurs électeurs) sans que notre démocratie soit gravement bafouée. Au reste, quelle crédibilité aurait une Union européenne assise sur un tel suffrage censitaire ? Ses partisans les plus fervents devraient eux aussi s’en inquiéter, étant entendu que ses décisions futures seront fatalement contestées par des citoyens qui, n’ayant pas eu voix au chapitre sur leur propre avenir, seront fondés à considérer sa légitimité comme nulle et non avenue. Je vous demande en ma qualité de citoyen et d’électeur de notre commune, de prendre solennellement l’engagement de ne pas voter la ratification du TME et de tout faire pour qu’un nouveau référendum européen ait lieu, au besoin en votant contre le traité lors du Congrès. Dans l’attente de votre réponse, je vous prie de croire, Monsieur / Madame, à l’assurance de toute ma considération. Jean-Pierre ROMBEAUT"
Marqué par un constant activisme du président de la république, la rentrée apparaît comme la plus active des 20 dernières années. Mais dans cette société du paraître et de l’ultra-médiatisation qu’est devenue la France, seul compte l’instantané et la rhétorique de l’immédiat qui néanmoins abouti très souvent au mieux à une politique de l’émotion et très souvent à l’inaction. Quand on regarde un peu plus profondément la politique gouvernementale, les reculades par rapport au programme présidentiel sont nombreuses et surtout en ce qui concerne les mesures les plus audacieuses issues du gaullisme. Au premier rang d’entres elles, la TVA sociale qui a été repoussée aux calendres grecques, tout comme la lutte efficace contre les dérives de la mondialisation et l’inévitable remise en cause de l’Euro ou encore la mise en place d’un protectionnisme européen repoussé par le rapport d’Hubert Védrine. Mais que dire également du NON véto de la France pour l’ouverture de nouveaux chapitres pour l’adhésion de la Turquie, alors même que Nicolas Sarkozy avait promis l’inverse il y a quelques mois. Et pour finir l’annonce de la privatisation de GDF, et la fusion GDF-SUEZ, qui est non seulement une erreur stratégique comme je l’avais développé il y a quelques mois, mais qui va couter très cher à chacun d’entre nous.
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